Gegenwehr – mehr Gesicht und Farbe zeigen!

Eine gute Freundin auf der Titelseite des ZEIT-Feuilletons – und der Text von Navid Kermani, für den sie steht
Siggi ZEIT-Feuilleton 15.01.15
Sie kommentiert: Natürlich wurde nicht gefragt, ob ich « Cover-Girl » des Zeit-Feuilletons sein möchte…
aber ich stimme Navid Kermani zu: Mehr Freiheit!
Mehr Widerstand gegen alle, die sie einschränken wollen!
Mehr Gesicht zeigen!
(Und mehr Farbe natürlich auch…)

WIE HIER!

Sigrids Transparent vom 5.,12.Januar usw Lire la suite

"Le journal va continuer, ils n’ont pas gagné" – Charlie Hebdo wird mit einer Million Auflage erscheinen

Nous sommes Charlie

– on est ensemble: aujourd’hui à Paris, à Berlin ….

 ich bin Charlie

Patrick Pelloux, urgentiste et chroniqueur à Charlie Hebdo, est venu sur notre plateau (iTELE) parler avec une émotion immense de ses amis tombés sous les balles des assaillants qui ont fait 12 morts et 11 blessés mercredi au siège de l’hebdomadaire.

HIER EN FRANCE:

700.000 personnes se mobilisent contre le terrorisme
iTELE – 10.01.2015
Les marches et rassemblements qui ont eu lieu samedi dans toute la France ont réuni un total de 700.000 personnes, selon le ministre de l’Intérieur. L’objectif était de dire non au terrorisme, rendre hommage aux 12 morts de Charlie Hebdo mercredi, à la policière tuée jeudi à Montrouge et aux quatre personnes assassinées vendredi dans une épicerie cacher. Lire la suite

Happy 125 birthday, Tucho!

Satire scheint eine durchaus negative Sache. Sie sagt: „Nein!“ Eine Satire, die zur Zeichnung einer Kriegsanleihe auffordert, ist keine. Die Satire beißt, lacht, pfeift und trommelt die große, bunte Landsknechtstrommel gegen alles, was stockt und träge ist.

Der Satiriker ist ein gekränkter Idealist: er will die Welt gut haben, sie ist schlecht, und nun rennt er gegen das Schlechte an.

Die Satire eines charaktervollen Künstlers, der um des Guten willen kämpft, verdient also nicht diese bürgerliche Nichtachtung und das empörte Fauchen, mit dem hierzulande diese Kunst abgetan wird.

Übertreibt die Satire? Die Satire muß übertreiben und ist ihrem tiefsten Wesen nach ungerecht. Sie bläst die Wahrheit auf, damit sie deutlicher wird, und sie kann gar nicht anders arbeiten als nach dem Bibelwort: Es leiden die Gerechten mit den Ungerechten.

Wir sollten nicht so kleinlich sein. Und wir müssen nun nicht immer gleich aufbegehren, wenn einer wirklich einmal einen guten Witz über uns reißt. Boshaft kann er sein, aber ehrlich soll er sein. Das ist kein rechter Mann und kein rechter Stand, der nicht einen ordentlichen Puff vertragen kann. Er mag sich mit denselben Mitteln dagegen wehren, er mag widerschlagen – aber er wende nicht verletzt, empört, gekränkt das Haupt.

Was darf die Satire?

Alles.

Der vollständige Text ist HIER zu finden.

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Kleiner Trost: Eine kulturell, ethnisch, religiös, und politisch korrekte Karikatur:
korrekte Satire
Credit? Allgemeingut

TRIBUT AN DIE GROSSEN FOTOGRAFEN, DIE WIR 2014 VERLOREN HABEN

IN MEMORIAM: Erinnerung an die 66 Fotojournalisten, die 2014 starben, die trail blazers waren laut TIME, den Weg gebahnt haben also, und auch Idole – mit 25 ihrer eindrücklichsten Bilder

In Memoriam: Remembering the Photographers We Lost in 2014
TIME – Dec. 29, 2014
By Mia Tramz

 camille-lepage-photographer-died-2014_Wali Rama Elodie, 20, lost her husband Crisologue GoudonfoFoto (c) Camille Lepage—Polaris
Wali Rama Elodie, 20, lost her husband Crisologue Goudonfo, on Oct. 10, 2013. Goudonfo was shot dead on his way home from work by ex-Séléka, with his colleague Ndapoto Tanguy.

Each year TIME LightBox pays tribute to the photographers who died. Lire la suite

"Ich habe keine Angst davor zu sterben. Ich habe Angst davor, die Schlacht zu verlieren." Mohamed Nabbous

Berichterstatter und Vorbild

Er war entschlossen, die Revolution zu gewinnen – dafür berichtete er unermüdlich. Am Samstag wurde der junge Netzaktivist Mohammed Nabbous erschossen. VON REINER WANDLER
Eine der bekanntesten Stimmen der libyschen Revolution ist verstummt. Der 28-jährige Internetaktivist Mohammed Nabbous wurde bei Bengasi am Samstag bei einem Gefecht zwischen libyschen Regierungstruppen und den Rebellen, die die Stadt verteidigen, schwer verletzt und starb gegen 15 Uhr im Krankenhaus.
weiterlesen in der taz vom 21.03.11

FREIES LIBYEN – die erste unzensierte libysche Tageszeitung

Der alte Traum ist wahr geworden

Karim El-Gawhary berichtet in der taz vom Enthusiasmus der Menschen in Bengasi (02.03.11)

…hat auch die Arbeit der lokalen Journalisten begonnen. In einen Raum neben dem neuen Pressezentrum befindet sich die Redaktion der ersten unzensierten arabischen libyschen Tageszeitung mit dem Namen Freies Libyen.
Immerhin 62 freiwillige Mitarbeiter hat das Projekt, das im Moment am Ende des Tages 5.000 Exemplare herausbringt. Heute ist die fünfte Ausgabe herausgekommen; mit ihren großen Buchstaben, den vielen Fotos, gedruckt auf dickem Papier, wirkt sie noch eher wie eine Schülerzeitung. Das Marketing ist einfach: Das Blatt wird einfach ein paar Schritte weiter entfernt auf dem Platz des Gerichts verteilt, der sich in der vergangenen Woche, wie in Ägypten der Tahrir-Platz, in Bengasi zum Zentrum der Revolution gewandelt hat.
Die Radioredakteurin Amina Luheischa erzählt… »Wenn ich heute daran denke, dass ich so Sätze geschrieben habe wie ,Muammar Gaddafi, der großartigste Führer Afrikas’, wird mir ganz schlecht. »
weiterlesen: => Der alte Traum ist wahr geworden

Le cas tunisien

Am Tag des tunesischen Neubeginns wurde auf der Website von Venance Konan, einem der mutigsten Journalisten der Elfenbeinküste, folgender Beitrag veröffentlicht:

LE CAS TUNISIEN

15/01/2011 17:50:00 Vincent Tohbi

Ben Ali est parti. En fuite. Même pas sur la pointe des pieds. Ses fidèles alliés occidentaux, la France et l’Italie en tête, ont refusé de lui accorder l’asile et le refuge que le plus vulgaire des Africains peut recevoir quand il se présente aux portes de l’Europe. Ben Ali a essayé plusieurs portes avant d’échouer enfin chez ses frères de l’Arabie Saoudite. Il est devenu un paria en 24 heures seulement.

Comme le Héros national de chez nous en Côte d’Ivoire, Ben Ali se targuait d’avoir l’armée de son côté. Ben Ali s’enorgueillissait d’avoir toute l’élite politique, comme l’autre. Il se prévalait d’un amour national sans pareil, comme l’autre. Il était à son 5è mandat et complétait ses 22 ans de pouvoir, le double de l’autre. Il avait muselé la presse et l’Opposition, comme l’autre. Il a fait main basse sur les médias d’Etat, comme l’autre. Il persécutait par ses élites policières ceux qui n’étaient pas de son bord, comme l’autre. Sa famille et ses proches étaient bien assis sur l’économie nationale et les réseaux d’affaires, comme l’autre. Il croyait avoir le monde à ses pieds, comme l’autre.

Et puis, une brise, toute petite, a soufflé, il n’a pas voulu se mettre à l’abri. La brise s’est transformée en bourrasque puis en tempête qui l’a emportée. L’Armée qu’il croyait lui être fidèle depuis 23 ans a changé de camp en une fraction de seconde quand elle a vu changer la direction du vent, afin de ne pas perdre ses privilèges et faire face à une population furieuse. La police d’élite qui a bastonné et tué les manifestants aux mains nues est aujourd’hui du côté de cette population. L’élite politique gâtée par les privilèges et roulant carrosse dans le pays et ayant suffisamment mis de côté pour des générations à venir s’est rangée du bon côté, celui du peuple.

Il n’a fallu que quelques heures pour que se défigure, se déconfigure et se reconfigure tout l’espace politique et social. La peur a changé de camp. Les oppresseurs feront profil bas et allégeance aussi vite et aussi servilement qu’ils l’ont fait à Ben Ali. Le Premier Ministre, l’allié fidèle a pris les rênes et l’on doute fort qu’il y eût pu avoir une entente tacite et une révolution de palais. Avant d’être lui-même débouté par le Conseil Constitutionnel. Encore un autre. Le pouvoir échoit provisoirement au Président de l’Assemblée Nationale, pour le moment en tout cas et si la colère du peuple se calme, puisque tout cet establishment politique appartient à le même sève nourricière, la clique qui a pris le pouvoir en 1988.

Ben Ali est parti, profil bas, comme Bourguiba avant et comme tout dirigeant qui ne voit ni ne lit les signes du temps. Un pouvoir n’est jamais suffisamment fort pour être toujours fort. Le pouvoir corrompt et l’usure de temps érode la capacité d’analyse et d’appréciation des évènements. Tel est le destin de qui s’agrippe au pouvoir.

Tandja (au Niger -ndlr) avait fait de même. Il était sourd à tous les appels internationaux. Exclu de la CEDEAO et des instances régionales, il n’avait cure des récriminations des opinions africaines. Il a augmenté les soldes des militaires, les a re-gradés, mais il n’a pas résisté. Cette même Armée à qui il a accordé tant de privilèges l’a balayé, en un rien de temps. Autant de Dadis Camara en Guinée.

En plein 21è siècle, Ben Ali, fort d’une économie solide, se permettait encore de bâillonner la presse, jusqu’à bloquer internet et incarcérer les blogueurs et libres-penseurs. La prison était devenue la seconde maison des Opposants, l’exil leur refuge et leur liberté. La Tunisie moderne ramait à contre-courant des libertés. Mais le pouvoir n’y voyait que du bonheur.

Puis, un évènement, presque banal, un anonyme diplômé chômeur, dérouté, humilié par la police municipale, dépossédé de son maigre bien sa charrette (nous dirions ici son pousse-pousse) et sa balance dont il se sert pour vendre ses fruits et légumes et qui part s’immoler au feu en public par désespoir. Une bûchette d’allumette pour mettre fin à sa propre vie, laquelle bûchette se transforme en brasier géant de la Nation et qui redonne une seconde indépendance et un espoir de bonheur à tout le peuple tunisien. Une vie pour toute une Nation. Un sacrifice de désespoir et d’amour.

Un peu comme si un de nos nombreux diplômés gérants de cabines ou plutôt de tablettes téléphoniques décidait que trop c’en était trop et mettait fin à sa vie.

Les rafales de l’Armée et les salves de la Police ont fait tomber des dizaines de civils manifestant aux mains nues. L’actualité nous dira combien ils sont ces Tunisiens qui ont perdu la vie dans ce déchaînement de violence et dans cette démonstration de colère.

La goutte innocente d’eau qui tombe continuellement finit toujours par percer la roche la plus dure. Exit Ben Ali. Dans la honte et peut-être dans le dénuement. Des procès suivront. Les Juges seront les amis d’hier. Implacables, ils renieront l’alliance et l’amitié et ils condamneront à vie, à perpétuité, aux galères, à mort, comme ils l’ont fait à ceux qui réclamaient plus de liberté. Ils saisiront les biens, déposséderont des immenses propriétés, traqueront les fortunes et assigneront à résidence. Ils feront arrêter les têtes fortes d’hier, les responsables de la sécurité, les gourous. C’est le schéma classique des révolutions modernes.

Les leçons : deux déterminations antagonistes sont la clé de la liberté. L’entêtement d’un pouvoir d’une part et la détermination du peuple de l’autre. Si nous invoquons la peur pour nous terrer, si nous sommes accrochés à nos privilèges du moment, nous serons asservis pour longtemps. Lorsque nous intellectuels, nous nous cachons, que nous réprimons nos sentiments, que nous espérons que le petit peuple offre ses flancs au bal, et que nous critiquons mollement sous le couvert d’anonymats aussi ridicules que puériles, nous apportons de l’eau au moulin de nos oppresseurs. Nous aveuglons notre peuple.

Mais comme en Tunisie, la vérité finira bien par éclater un jour. Les bris des éclats seront aussi dangereux que les impacts des comètes pour un nouvel univers, au autre Big-Bang.

Toute ressemblance avec des lieux, des faits et des personnes dans ce texte n’est que fortuite….ne me croyez pas.

15 Janvier 2011

VINCENT TOHBI IRIE

Quelle: venancekonan.com/aspx/mes-ecrit/contributions/3317-CAS-TUNISIEN.html

Hoffen wir, dass das tunesische Beispiel andere Menschen an anderen Orten aufweckt – und zwar bald!
Der junge Mohamed Bouazizi in Sidi Bouzid ist schonmal nicht umsonst gestorben – vielleicht bricht sich die Wahrheit ja in der Elfenbeinküste bald auch Bahn, und somit würden weitere unnötige Tote verhindert..